Vendredi 18 janvier 2008


En tant qu'auteur parolier, passionné par la chanson française, je vous invite à découvrir quelques-uns de mes textes. D'autres s'y ajouteront au fil du temps.

Ces textes sont déclarés à la Sabam.

A partir de ceux-ci, je propose ma collaboration à des compositeurs ou des compositeurs interprètes qui cherchent à devenir professionnels.

Cependant des chansons ont déjà été écrites sur mes textes. Une mention " mise en musique " est adjointe à ceux-ci.

Elles peuvent être écoutées sur :

http://couchariere.musicblog.fr

Cordonnées:

André Coucharière.
coucharierea@clearwire.be
 02...






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Vendredi 18 janvier 2008
Couplet :

 

Comme un lambeau de brume

Recouvre un ciel d’été

Et voile sa clarté

D’un manteau d’amertum(e).

Comme un rêve englouti

Au milieu d’un orag(e)

Et qui vient fair(e) naufrag(e)

Aux rives de l’ennui.

 

Refrain :

 

C’est la désespéranc(e)

Que je chante aujourdhui.

Il y a tant d’erranc(es)

Qui habillent nos vi(es).

 

Couplet :

 

Comme un voilier perdu

Dans une mer hostil(e)

Qui cherche son salut

Vers une terr(e) d’exil.

Comm(e) le cri d’un oiseau

Qui transperce la nuit

Et réveill(e) aussitôt

Un(e) blessur(e) endormi(e).

 

Refrain : idem.

 

Couplet :

 

Comme une perle d’eau

Perdu(e) sur un visage

Qui ravive l’imag(e)

D’un ultime sanglot.

Comm(e) le vers et la rim(e)

Qui rappellent soudain

Cette douleur ultim(e)

D’un souvenir lointain.

 

Refrain : idem.

 

 

 

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Vendredi 18 janvier 2008

Couplet :

 

Au café d’la gar(e)

y a des gens qu’en on marr(e)

d’attendre en vain un train

qui n’arrive jamais

ils boivent et r’boivent du vin

et puis roupill(ent) après.

Au café de l’églis(e)

reviennent de la mess(e)

des dames patronness(es)

qui dans leurs rob(es) usé(es

pensent à la terre promise

en buvant leur café.

 

Refrain :

 

De café en café

j’trimball(e) mes insomni(es)

je n’peux pas m’arrêter

j’y consume ma vi(e)

qui s’en va en charpi(e)

dans les griffes de l’été.

 

Couplet :

 

Au café d’l’amertum(e)

de l’aube au crépuscul(e)

des épave(es) noctambul(es)

vienn(ent) se vautrer au bar

puis comm(e) des somnambul(es)

disparaîss(ent) au hasard.

Au café du commerce

avec leurs quelques tun(es)

des alcolos convers(ent)

pareils à des escrocs

et rêvent de fortun(es)

qu’ils soutirent aux gogos.

 

Refrain :

 

De café en café

J’trimballe mes insomnies

Je n’peux pas m’arrêter

J’y consume ma vie

Qui s’en va en charpie

Comme un jouet cassé.

 

Couplet :

 

Au café d’la victoir(e)

y a des vieux combattants

qui pleur(ent) leurs jours de gloir(e)

avec un air absent

trist(es) acteurs de l’histoir(e)

qui s’en fout complèt(e)ment

Au café du cim(e)tièr(e)

des gens pleurent et leurs larm(es)

dégoulin(ent) dans leurs bièr(es)

ils ont rendu les arm(es)

veulent oublier la mort

et l’ombr(e) des croque-morts.

 

Refrain :

 

De café en café

J’trimballe mes insomnies

Je n’peux pas m’arrêter

J’y consume ma vie

Qui s’en va en charpie

Comme un rêve brisé.

 

De café en café

J’trimballe mes insomnies

Je n’peux pas m’arrêter

J’y consume ma vie

Qui s’en va en charpie  

Depuis qu’tu m’as quitté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 18 janvier 2008
Couplet 1 :

 

J'ai connu des défaites

Au temps des amourettes

miroirs aux alouettes

ou farces de pantins

même ces petites morts

dans les bras des putains

que vivent les marins

qui arpentent les ports.

 

Refrain  :

 

Je revois mon passé.

Je regarde étonné

ce sablier d'argent

d'où s'écoulent les heures

me rappeler le temps

de ma vie antérieure.

 

Couplet 2 :

 

J'ai connu des amours

où toujours en cavale

j'ai brûlé tous mes jours

au feu des fleurs du mal.

J'ai connu des passions

au delà des tumultes

quand tous les corps exultent

et vibrent à l'unisson.

.
Refrain  :

 

Je revois mon passé.

Je regarde étonné

ce sablier d'argent

d'où s'écoulent les heures

me rappeler le temps

de ma vie antérieure.

 

Couplet 3 :

 

La solitude aussi

a traversé mon lit

à l'aube de matins

lugubres et incertains

et mes draps de misère

sont parfois devenus

d'étranges somnifères

quand je n'en pouvais plus.

 

Refrain  :

 

Je revois mon passé.

Je regarde étonné

ce sablier d'argent

d'où s'écoulent les heures

me rappeler le temps

de ma vie antérieure.
 

Couplet 4 :

 

Je connais le bonheur

ses nuances fragiles

sa calme profondeur

sa présence immobile

ses éclats de lumière.

Ses silences salutaires

qui condamnent à l'exil

tous les mots inutiles.

 

Refrain :

 

Je savoure ce présent.

Je regarde et j'entends

ce sablier d'argent

d'où s'écoulent les heures

me rappeler le temps

et,tout à coup,j'ai peur.

 

 

 

 

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Vendredi 18 janvier 2008

                  

C’est dans une phrase qu’une virgule

Rencontra par hasard un point

Un tout petit point minuscule

Qui avait l’air un peu hautain

Et une allure fort virile.

Mais après l’avoir observé

Elle sut de suite sans hésiter

Qu’il avait le cœur très fragile.

La virgule étant féminine

Comme toutes les femmes elle savait

Se faire belle, douce, tendre et câline

Ce qui rehaussait ses attraits.

 

                      

Le point devint ensorcelé.

Cette virgule tout en splendeur

Avait la forme d’un accroche-cœur.

Comme Cupidon l’avait touché

Il fit ouvrir des guillemets

Pour lui signifier son  "  Je t’aime " 

Elle fit refermer les guillemets

Après avoir dit "Moi de même. ".

C’est lors de cette première passion

Que prit  forme le trait d’union.

L’union eut lieu suivie d’un bal

Dans le monde grammatical.

 

                     

Quand ils parlèrent de descendants

Le point eut une hésitation

Et se changea un bref instant

En un point d’interrogation

Puis en des points de suspension.

Ce furent des moments de malaises

Qu’ils mirent vite entre parenthèses

Car après avoir réfléchi

Ils trouvèrent des compromis

Pour sauver la ponctuation.

Son absence aurait provoqué

Des phrases trop peu nuancées

 

                       

C’est ainsi qu’ils devinrent parents

Entourés de beaucoup d’enfants

Sous forme de signes assez discrets

Des points virgules évidemment

Il y eut même des croisements

Tels les crochets et les tirets

Et des points d’exclamation

Qui se succédaient à foison.

Et enfin des duplicata

Car les deux points viennent de là.

Et ces naissances parentales

Se soldèrent par un point final.

 

 

Refrain après chaque couplet :

 

Cette fable sur la ponctuation

Peut faire l'objet de dérision.

Pourtant nous nous reconnaissons

A tout moment dans cette chanson.

 

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Vendredi 18 janvier 2008
Couplet :

 

Le train quitte la gare

Tout déjà nous sépare.

Je subis ton absence

Tout est vide et silence.

Demain est incertain.

J’ai les yeux en chagrin

Et le cœur en pagaille.

Pourquoi ce long chemin

Avant qu’une vie déraille.

Le temps est pluvieux

Les nuages sont bas

Le ciel est nébuleux

Pourquoi suis-je encore là ?

 

Refrain :

 

Il y a des gares

Où des gens circulent

Au gré du hasard

Quand leurs vies basculent.

 

Il y a des gares

Où des gens avancent

Larguant les amarres

Des rêves de l’enfance.

 

Couplet :

 

Zigzaguant dans la foule

Qui s’agglutine au quai

Voici qu’un chien déboule.

Il me regarde inquiet

Et puis vient se coucher

Son museau sur mes pieds.

Peut-être est-il perdu ?

Cherche-t-il sa maîtresse ?

Ou a-t-elle disparu ?

Déjà, je le caresse.

Le vent s’est suspendu

Et la pluie tombe à verse.

Mais pourquoi suis-je ému ?

 

Refrain :

 

Il y a des gares

Où déambulent

Des fantômes d’espoir

Comme des somnambules.              

                                                              

Il y a des gares

Où même le malheur

Parfois sans l’vouloir

Trouve de la chaleur.

 

Couplet :

 

J’abandonne la gare

Cette fois, c’est moi qui pars.

Je lui fais mes adieux.

Je quitte enfin ce lieu

Où ma vie s’est brisée.

Je parcoure des rues

Qui me sont inconnues

Avec, à mes côtés

Ce chien qui m’a suivi.

Dans son regard, je lis

Que nous sommes égarés.

Le ciel s’est éclairci

Ma douleur s’assoupit.

 

Refrain :

 

Il y a des gares

Qu’on quitte tôt ou tard

Où s’estompe enfin

L’ombre du chagrin.

 

Il y a des gares

Qu’on quitte sans trop croire

Qu’un ultime sanglot

Ouvre un jour nouveau.

 

Il y a des gares

Que l’on quitte car

L’heure est accessible

A d’autres possibles.

 

Il y a des gares

Qu’on quitte au hasard

Et la vie revient

A la vue d’un chien.

 

 

 

 

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Vendredi 18 janvier 2008
Quand je te d’mande où tu vas

Tu m’racontes chaque fois

Avec ton air de gamin(e)

Que tu vas voir tes copin(es).

Tu m’dis aller voir Olga

Pour ta séance de yoga

Puis qu’tu iras chez Chloé

Pour te refaire une beauté.

Tu m’dis qu’tu verras Esther

Qui t’invite à boire un verr(e).

Tu m’dis qu’tu s’ras chez Zazi(e

Qui d’mande à garder sa fill(e).

Et chaqu(e) nuit quand tu reviens

A des heur(es) souvent tardiv(es)

Tu t’excuses d’un ton badin

Mais je sens que tu t’esquiv (es).

 

Refrain :

 

J’suis un peu simple d’esprit

Un peu naïf à c’qu’on dit

Mais j’sais pourquoi, dans ma tête,

Je n’jou(e) pas au trouble fêt(e).

 

Quand on m’demande où tu es

J’ai difficile à le dir(e)

J’essay(e) de me souvenir

Pour ne pas être niais.

J’dis que tu vas voir ta mèr(e)

Pour consoler ses misèr(es).

Que tu r’passeras chez Juli(e)

Pour parler philosophie.

Qu’ensuit(e) tu r’trouvras Zoé

Pour ta séance de kiné.

Sans dout(e) verras-tu Josian(e)

Qui se sent le vague à l’âm(e).

On m’dit que j’suis trop crédul(e)

D’ arrêter d’être ridicul(e)

D’admettre que tu me mens

Qu’tes copin(es) sont des amants.

 

Refrain :

 

Tout l’mond(e) dit qu’ell(e) m’embobine

Mais je l’sais depuis longtemps

J’en profite allègrement

Pour aller r’joindre ma copin(e).

 

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Vendredi 18 janvier 2008

 

Les croque-morts se baladent

La mine toute consterné(e)

Ils n’ont plus c’est incroyable

Plus personne à enterrer.

La mort  s’est mise en chômage

Elle s’est ell(e) même licencié(e)

Décidant que, vu son âge,

Elle arrête son métier.

D’un seul geste de la tête

Congédiant le néant

Ell(e) s’en va faire la fête

Et se foutre des vivants !

 

Madam(e) la mort se balade

Parfaitement bien relooké(e)

Elle s’amuse et elle gambade

Et se sent toute libéré(e).

Ell(e) va jouer les suffragett(es)

Au cœur de tous les bals musett(es).

Adieu à la messagère

Qui aimait brandir sa faux

Adieu à l’embarcadère

Qui vous mène droit au tombeau

Vivre enfin toutes ses chimèr(es)

Il n’y à rien de plus beau !

 

Les croqu(e)-morts sont persuadés

Qu’est venu l’temps d’l’éternité.

Ils pressentent une humanité

D’impotents et de morts vivants.

Mais ils ignor(ent) à cet instant

Que la mort est désanchanté(e).

Ses fredaines sont terminé(es).

Elle a connu tour à tour

Ses premières blessur(es) d’amour.

Elle veut reprendre son métier

Et prendr(e) sa revanche à son tour.

Les croqu(e)-morts sont de retour !

 

 

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Vendredi 18 janvier 2008
Couplet :

 

Quand jaillit l’eau d’un(e) sourc(e)

A l’ombre d’un rocher

Je ralentis sa cours(e)

Pour te désaltérer.

Sur un banc de corail

Emporté par les eaux

J’entrelace des maill(es)

Pour te faire un manteau.

Quand un quartier de lun(e)

Vient éclairer ma plum(e)

Je vole ses rayons

Pour écrire ton nom.

 

Refrain :

 

Ces images sans cess(e)

Peuplent mon univers.

Ces imag(es) me travers(ent)

Comm(e) la foudre ou l’éclair.

Elles illuminent en moi

L’amour que j’ai pour toi.

 

Couplet :

 

D’une tranche de vi(e)

Etalé(e) sur un pain

Je recueille la mi(e)

Pour assouvir ta faim.

Quand naît la fleur des champs

Aux couleurs infini(es)

Je la cueille et la prends

Pour colorer ta vi(e).

Quand vient l’automne en deuil

Aux arbres dénudés

Je recherche leurs feuilles

Pour te faire un collier.

 

Refrain : idem.

 

Couplet :

 

De ce ciel éclaté

Sous un soleil d’été

J’arrache la clarté

Pour décrir(e) ta beauté.

De ce livre d’imag(es)

Rappelant le passé

J’en conserve les pag(es)

Pour ne pas t’oublier.

Comm(e) les not(es) d’un arpèg(e)

Sur une partition

Je me change en solfèg(e)

Pour chanter ma passion.

 

Refrain : idem.

 

 

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Vendredi 18 janvier 2008

 

Couplet :

 

Le cirque a fermé sa boutiqu(e)

l’orchestr(e) arrêté sa musiqu(e)

t’as dompté tes dernièr(es) bestiol(es)

t’as dis tes dernièr(es) faribol(es).

T’as jonglé tes dernièr(es) parol(es)

t’as fais tes dernièr(es) cabriol(es)

t’as enfourché tes derniers ch’vaux

t’as lancé tes derniers couteaux/

T’as fais ton dernier numéro

ton dernier clown à jeux de mots

ta dernièr(e) baff’e) à ton pierrot

et ton dernier trompett(e) solo.

 

Refrain 1 :

 

Tu vois, tu l’as fait la pirouett(e)

saute mouton ou chat perché

elle va mourir la silhouett(e)

du saltimbanqu(e) dont j’ai rêvé.

 

Couplet :

 

T’as fais ta dernièr(e) illusion

t’as fais ta dernière femm(e) tronc

t’as fais l’acrobat(e) au balcon

t’as gratté ton dernier violon.

Tu n’es plus qu’une marionnett(e)

dont tous les fils se sont cassés

fini l’miroir aux alouett(es)

fini ta vi(e) et ton passé.

Le cirque a fermé sa boutiqu(e)

mais je garde ta p’tite musiqu(e)

celle qui parle seul’ment aux gens

qui ne veul(ent) pas devenir grands.

 

Refrain 2 :

 

Tu vois, t’as fini la pirouett(e)

saute mouton ou chat perché

elle est morte la silhouett(e)

du saltimbanque dont j’ai rêvé.

 

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